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Le nez en morphopsychologie

Le nez occupe le centre géométrique du visage et marque la frontière entre l’étage affectif et l’étage instinctif. C’est aussi le trait dont la lecture porte l’histoire la plus lourde, et cela doit être dit avant tout le reste.

En bref

En morphopsychologie, le nez marque la frontière entre l’étage affectif et l’étage instinctif, et sa base sert de repère pour mesurer le rapport des trois étages. On y observe la ligne de l’arête, la largeur et la mobilité des ailes, et la hauteur de la base.C’est le trait à lire avec le plus de réserve : sa forme varie fortement selon l’ascendance géographique, et elle a servi de support à des typologies raciales dont l’histoire est connue. Une rhinoplastie modifie de plus exactement les critères observés.

Il faut commencer par là. La forme du nez a servi, dans la première moitié du vingtième siècle, de support à des typologies raciales qui ont accompagné des persécutions. Les planches anthropométriques qui classaient les nez existent, elles ont été utilisées, et n’importe quel texte qui traite aujourd’hui de la lecture des nez doit savoir dans quoi il s’inscrit.

La morphopsychologie de Corman ne fait pas cela, elle décrit des directions de développement et non des types héréditaires, mais la proximité formelle est réelle, et la vigilance s’impose. La forme du nez varie fortement selon l’ascendance géographique : toute lecture qui traite une largeur d’ailes comme un indicateur de tempérament sans tenir compte de cette base produit du préjugé.

Ce que la grille observe

L’arête se voit de profil : sa ligne est droite, concave, convexe, ou présente une bosse. C’est le critère le plus dépendant de l’ascendance, et donc celui à manier avec le plus de réserve.

Les ailes se lisent de face, sur deux dimensions différentes : leur largeur, et leur mobilité, se dilatent-elles à l’inspiration ? Corman rattache la mobilité à la deuxième loi, celle de la tonicité, et c’est l’un des rares critères qui s’observe en mouvement plutôt que sur une forme figée.

La base est la hauteur à laquelle le nez rejoint la lèvre supérieure. Elle marque la limite basse de l’étage affectif, et sert de repère pour mesurer le rapport des trois étages.

Ce que la grille en tire

Corman lit ici la respiration avant l’esthétique.

Des ailes larges et mobiles relèvent de la dilatation tonique : dans la lecture de Corman, un appétit pour ce qui vient du dehors, au sens large, sensoriel comme relationnel. La respiration est d’ailleurs ce qui l’intéresse ici, plus que l’esthétique : le nez est un organe d’échange avec l’extérieur, et sa forme est lue comme l’expression de la vigueur de cet échange.

Des ailes serrées et peu mobiles se rattachent à la rétraction : une sélection de ce qu’on laisse entrer, et une économie de moyens.

Une arête droite et nette est associée à la franchise dans la formulation, ce qui est pensé est dit sans détour. Corman note ici encore le revers : l’économie de nuance que cette directivité entraîne.

Une pointe bien définie, se distinguant nettement des ailes, relève de la tonicité de la zone. Une pointe empâtée ou peu marquée, de l’atonie.

Un cas que la méthode ne prévoit pas

La rhinoplastie est l’une des interventions esthétiques les plus pratiquées, et elle modifie précisément les critères que la grille observe. Un nez opéré ne renseigne plus sur le développement qu’il aurait suivi, et rien dans la méthode ne permet de faire la différence à l’œil nu.

C’est une limite intéressante parce qu’elle n’est pas anecdotique : elle rappelle que la morphopsychologie lit une forme et en infère une histoire, sans avoir accès à cette histoire. L’inférence peut être fausse pour des raisons entièrement extérieures au tempérament.

Ce qu’un nez ne dit pas

Il ne dit rien de l’origine d’une personne au sens qui compte : sa culture, son histoire, ce qu’elle est. Rien de son caractère moral non plus, et rien qui puisse fonder un jugement sur elle. La lecture des nez a été instrumentalisée assez longtemps pour qu’on tienne cette phrase pour nécessaire plutôt que pour une précaution de style.

La morphopsychologie n’a pas de validité scientifique reconnue. Cette page décrit une méthode d’observation telle que ses praticiens la formulent, à titre informatif et de divertissement. Elle ne constitue ni un diagnostic, ni un avis médical ou psychologique.

Et votre visage, qu’est-ce qu’il dit ?

Lire la méthode est une chose ; l’appliquer à son propre visage en est une autre. Notre analyse reprend cette grille de lecture zone par zone, sur vos photos, et vous en restitue le résultat à voix haute et par écrit.