En bref
Le reconnaître à la mesure
Quatre valeurs suffisent, relevées sur une photo de face prise à hauteur d’yeux. La largeur aux tempes, celle aux pommettes, celle à la mâchoire juste sous les oreilles, et la hauteur de l’implantation des cheveux au bas du menton.
C’est leur rapport qui donne la forme, pas l’impression d’ensemble.
La distinction compte plus qu’il n’y paraît. Beaucoup de gens se rangent dans la mauvaise catégorie parce qu’ils jugent à l’œil un contour que la mesure contredit, et l’erreur est systématiquement orientée dans le même sens : on se croit plus proche de la forme qu’on trouve flatteuse.
Le distinguer du visage carré
Le critère est la hauteur, pas la mâchoire. Un visage aussi large que haut est carré ; plus haut que large avec la même mâchoire, il est rectangulaire.
C’est la confusion la plus courante sur cette forme, et elle change la lecture. Les deux formes ne mettent pas le même étage en avant, donc une erreur de catégorie fait lire le visage à l’envers.
Notre page sur le visage carré détaille l’autre cas.
Ce que la grille en tire
La lecture est résumée plus haut. Ce qui suit est la partie que les pages concurrentes ne donnent jamais.
Le revers, que Corman note et que les vulgarisations omettent. L’étage affectif, resserré entre les deux, se fait moins entendre. La relation passe après le projet, ce qui se remarque de l’extérieur.
Cette symétrie est constante chez lui. Aucune configuration n’est avantageuse en soi, et chacune a le prix de sa qualité. Les pages qui ne présentent que le versant flatteur d’une forme ne décrivent pas sa méthode.
Où cela se situe dans la méthode
La forme d’ensemble n’est qu’une entrée. Elle indique quel étage du visage se signale le plus, mais la lecture se fait ensuite zone par zone, et surtout sur les contrastes entre zones.
Un visage de la même forme que le vôtre peut se lire tout autrement si sa mâchoire est ferme là où la vôtre est atone. C’est la deuxième loi de Corman, celle de la tonicité, qui se combine à la forme sans en dépendre.
Ce qu’une forme de visage ne dit pas
Elle ne dit rien de vos aptitudes, rien de votre valeur, rien de ce que vous ferez. La morphopsychologie n’a pas de validité scientifique reconnue, et les pages qui annoncent qu’une forme rend « ambitieux » ou « compétitif » enfreignent deux des quatre lois qu’elles invoquent : celle qui interdit de conclure sur un élément isolé, et celle qui rappelle qu’un visage change.
La forme du visage dépend par ailleurs largement de l’ascendance géographique et du poids, deux facteurs qui n’ont aucun rapport avec le tempérament. Une lecture qui l’ignore produit du préjugé plutôt que de l’information.